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LA FATIGUE ET LA DÉPRESSION




La fatigue, c'est un mécanisme naturel, un signal d'alarme, un stop qui permet à l'être humain de se reposer.
La fatigue intime l'ordre à l'être vivant de s'arrêter. Son moteur est encrassé, ses cellules cérébrales demandent du repos. Il doit dormir et après son sommeil, si son organisme est sain, son moteur sera décrassé.
Toute personne devrait sortir du sommeil en célébrant joyeusement la présence des petits moineaux!

Mais d'un bref coup d'oeil, on s'aperçoit qu'il n'en est rien. La journée commence à peine que déjà on se traîne...cette fatigue là n'est sûrement pas normale, même si elle est devenue une sorte de mode de vie, qu'un repos même long, ne parvient pas à éliminer.

Pierre Daco, dans son livre "Les prodigieuses victoires de la psychologie moderne" nous explique ce qu'entraîne effectivement la fatigue.

Selon Daco, les gens méprisent la fatigue en la moralisant. Puisqu'ils en ont honte, ils se redressent, passent outre et se mettent à la recherche des excitants leur permettant de la surmonter. Cela aboutit à l'épuisement qui, à son tour, peut produire soit la dépression ou l'agitation.

Voici une petite liste de réflexions qui nient la légitimité de la fatigue:

1." On a trop de travail pour se permettre d'être fatigué."

2." Fatigué?...Mais tu as du caractère, oui ou non? Alors, secoue-toi."

3." Moi, fatigué ou pas, je travaille!"

4." Tu es fatigué et déprimé, lâche pas et force."

5. " Je laisse la fatigue aux petites natures."

Devant cette avalanche d'absurdités, que reste-t-il à faire?
Ordinairement, la personne qui craint le mépris passe outre, elle continue, s'entête et se fatigue...elle aboutit à l'épuisement. Le scénario est simple...le voici résumé:
1. La personne agit mal (parce qu'elle est fatiguée).

2. Elle arrive à la grande fatigue.

3. Elle repousse cette grande fatigue et continue son action vaille que vaille.

4. Elle arrive à une plus grande fatigue.

5. Elle la repousse et elle aboutit à l'épuisement qui lui laisse deux possibilités: l'agitation ou la dépression.


La dépression produit une difficulté dans l'actualisation du moi. Une action "insignifiante" devient pour le déprimé, une montagne à soulever.

L'état de dépression empêche le déprimé d'agir.
Tout effort devient terrible pour lui. Il est important de se rendre compte qu'il fait de grands efforts pour s'en sortir. Il est trop facile de le taxer purement et simplement d'être un lâche et un faible. Il ne lui reste qu'à souhaiter que tous ses proches sombrent dans ses difficultés afin que ceux-ci puissent le comprendre.

Que fait-on devant une personne qui est dépressive?
Je ne pense pas que vous vous attendez à une réponse précise; ce serait bien naïf.
Mais si l'on ne veut pas être dépassé dans ces situations, nous devons donc comprendre un peu.

D'abord, qui dit "dépression" dit baisse de pression ou chute de pression.
C'est donc un terme général qu'on emploie pour désigner toute une série d'états, allant donc du plus bénin au très grave. Il est quand même assez facile de reconnaître le déprimé en observant ses attitudes. Il paraît inerte et triste. Il est en petite vitesse et ménage ses gestes. Le moindre mouvement le fatigue. Il a de la difficulté à dormir et souvent il perd du poids.

Ce qui le caractérise le plus c'est son manque de volonté, sa tristesse et sa grande peur de devenir fou.

Lorsqu'on est déprimé, on désire faire des choses et ce désir est souvent très grand. Mais le problème c'est que ce désir reste un désir. On dirait qu'un sentiment indéfinissable empêche notre vouloir de s'affirmer et l'inertie devient presque le mode vie...puis nous remettons ceci à "tout à l'heure" et cela "à demain". Et il n'y aura pas de "tout à l'heure" ni de "demain".

L'apathie peut être légère. Dans ce cas, la personne pourra déclencher son vouloir, mais l'action sera pénible. Dans sa forme la plus grave, les actions élémentaires deviennent tout simplement impossibles: " Je suis incapable le matin d'arrêter le réveil". "Mettre mes bas est pour moi une action au-dessus de mes forces". "Il me faut une heure pour acheter un crayon".

On peut se demander si la dépression fait souffrir la personne et pourquoi? Le déprimé transporte avec lui tout un paquet d'émotions qui le font terriblement souffrir parce qu'il est conscient des difficultés que son état lui cause et qu'il se sent coupable vis-à-vis son entourage.

Peut-on redonner la volonté ou le pouvoir d'agir à une personne? Avant d'essayer de répondre à cette question (de toute façon je ne réponds jamais aux questions que je me pose), il importe de faire le ménage dans nos préjugés. Sachons-le, puis répétons-le: "Il n'y a pas de paresseux, il n'y a que des malades".

Et qu'est-ce que ça nous avance de diagnostiquer la personne chez un individu? Il nous restera encore à trouver les raisons qui l'ont amené à cette paresse. La paresse est un symptôme d'une souffrance psychologique pouvant provenir de multiples sources. Dans un premier temps, le respect de l'individu déprimé est un excellent moyen d'amener celui-ci à une meilleure image de son moi.

La tristesse et la mélancolie que rien ne semble justifier sont des états d'âme "normaux" de la personne déprimée. Les événements négatifs sont démesurément grossis; les faits heureux ignorés et les compliments refusés. Le pessimisme ne "désarme pas". Tout lui devient indifférent et en même temps, il éprouve d'affreux sentiments de remords et de culpabilité.

Il cherche parfois à se punir en pouvant aller jusqu'au suicide. Donc, sa souffrance morale est intense, parfois atroce.

Parce que le déprimé est conscient de ce qui se passe et que sa souffrance morale est inqualifiable, il arrive que la peur de devenir fou devienne une véritable obsession qui augmentera les cauchemars de la personnalité malade. Incapable de ramasser ses idées, il est normal qu'il ait l'obsession que ce désarroi le conduise à la folie. Dans ce cas, il importe qu'au moins son environnement sache que ces craintes ne correspondent rarement à une réalité possible. La dépression ne mène pas à la folie; mais souvenez-vous que les déprimés sont très réceptifs aux suggestions qui ont mauvaise augure.

Dites-lui qu'il court vers la folie, il vous croira sans vous faire répéter, mais niez l'échéance, il ne vous prendra pas au sérieux.

Parce que la dépression est un terme général, on peut s'imaginer qu'il existe des centaines de causes qui pourraient l'expliquer. Cependant, selon Pierre Daco, une des causes principales reste l'épuisement nerveux, qui résulte du surmenage. Il définit le surmenage comme " la dépense d'énergie qui dépasse les possibilités ". Il ajoute qu'il y a surmenage dès que les grands réparateurs naturels (repos, sommeil) sont insuffisants.

Il nous suffit de connaître notre propre puissance et de ne pas la dépasser pour éviter le surmenage, mais ce n'est pas facile...Ça prend une grande sagesse pour connaître notre puissance et surtout pour la respecter dans ses limites. Le surmenage cause souvent la dépression, mais celle-ci ne vient pas immédiatement après les actions épuisantes.

Le surmenage physique, selon Daco, n'entre pratiquement pas en ligne de compte. Les surmenages émotifs sont les plus dangereux. La religion mal comprise peut amener des surmenages émotifs et des dépressions.

On a dit que l'épuisement provoquait la dépression, mais il peut aussi amener l'agitation. L'agitation conduit la personne vers des réactions désordonnées et donne l'impression qu'elle ne possède plus les freins qui équilibreraient son comportement. Dans l'agitation, la "maîtrise de soi" disparaît. Les mouvements sont désordonnés, ainsi que les gestes qui apparaissent rapides et saccadés. Le comportement montre bien qu'il ne contrôle pas son vouloir.

Contrairement à la dépression, dans l'agitation, on ne pense plus en noir. L'agité ne s'accorde plus le temps de l'hésitation, il ne doute plus. Une vitalité démesurée s'installe. Il donne l'image de la sûreté. Si le déprimé est inhibé, l'agité est trop actif et cette agitation le dirigera lorsqu'il sera épuisé, vers la dépression.

Daco nous rappelle que trop souvent, la société observe l'agité extérieurement. On prend l'apparence pour la réalité. On le voit fort, or il est affaibli; il paraît énergique, pendant qu'il manque d'énergie; il donne l'image d'une personne aux multiples ressources et infatigable, alors qu'il est incapable de se reposer.

En somme, l'agité et le déprimé sont semblables nerveusement. L'un laisse deviner son état tandis que l'autre traduit nettement son vécu intérieur.

Il est presqu' impossible au déprimé de s'aider lui-même; sa volonté est réduite par ses difficultés personnelles. L'image que le déprimé se fait de lui n'est pas conforme à la réalité, ce qui explique que les bonnes paroles ne sont pour lui d'aucune utilité. La première tâche, après avoir évacué nos préjugés, de celui qui rentrera en relation d'aide, sera de ramener l'image du Moi du déprimé conforme à la réalité.

Votre Chemin
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Une grande histoire d'amour



Monsieur le greffier


C'est avec beaucoup d'émotion et très humblement que nous voudrions suggérer un nom pour la rue qui sera bientôt réalisée sur notre propriété

En mémoire de notre fils Monsieur le greffier, Frédéric, décédé le 30 décembre 1992 à l'âge de 18 ans nous souhaiterions ardemment que ce site soit baptisé sous le nom de " Plateau Frédéric "

Bien sûr, Frédéric n'a peut-être pas< été un grand personnage de l'histoire du Québec ou du Canada, mais il a été un personnage d'une grande histoire d'Amour pour notre famille, ainsi que tous les gens qu'il a côtoyés : parents, professeurs travailleurs sociaux et personnel du Centre hospitalier de Rimouski.

A son contact, plusieurs ont compris que la personne déficiente intellectuelle n'est pas dangereuse et a droit à l'amour, le respect et l'attention de son entourage.

Malgré de nombreuses souffrances, Frédéric a toujours gardé sourire. Il était d'une grande douceur et portait une grande affection pour les siens.

Les grandes familles Rousseau et Proulx apprécieraient grandement que le nom de leur " Amour Frédéric " soit ainsi immortalisé.

D'abord, il est assez fréquent qu'on décerne un nom de rue selon les propriétaires d'un terrain où passera une nouvelle rue, quand le tout est possible selon les règles habituelles de la toponymie.

Recevez monsieur l'expression de nos sentiments les plus respectueux



La famille Rousseau



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Il arrive parfois.


Vous aviez semé une fleur.
Elle était fragilité.
Cette fleur pour cacher sa vulnérabilité,
Elle s'était renfermée et cachée sous les épines.

La fleur n'avait pas compris la vie.
La vie pourtant aimait la fleur.
La fleur a fait ses adieux à la vie.
La vie est restée peinée , suffoquée
Elle a même pensé mourir ,
Pour rejoindre la fleur dans l'autre vie.

Il faut maintenant que la vie sache
Que la fleur avait la responsabilité de sa vie.
Il reste qu'intégrer la perte de sa fleur
Ça va exiger du temps à la vie.

J'ose demander à la vie de laisser la culpabilité vaguer.
Qu'elle se rappelle qu'elle aimait la fleur.
Je demande à la vie de garder le souvenir de sa fleur.

Elle se doit pour son autre fleur, pour elle-même
De retrouver le Chemin de l'espoir.

Je salue la vie, elle est mon amie.
Je luis dis , prends le temps du chagrin.
Il est normal qu'après l'ouragan
On cherche une voie d'explication
Au geste si violent de la fleur.

Laissez le temps au temps.
Ne creusez pas trop les significations.
Les fleurs sont souvent contradictoires.


Amitiés

Jean-Paul
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