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Bonjour M.Gagné,

Suite aux témoignages de toutes les personnes qui ont vécu ou côtoyé une personne handicapée,j'aimerais vous dire à quel point j'ai été touchée.

J'aimerais également vous partager mon expérience personnelle.

Il y a sept ans, je devenais grand-maman pour la première fois. C'était une joie immense ! C'était un beau petit garçon.

Quelques jours après avoir fêté son premier anniversaire, notre fille nous apprenait que notre petit-fils avait une tumeur au cerveau. Ce fût un terrible cauchemar, on ne voulait pas y croire.Notre petit-fils a été hospitalisé immédiatement. Quelques jours plus tard, il fût opéré.

On croyait qu'il serait enfin guéri,mais ce ne fût pas le cas. Dans les mois qui ont suivi ,il fût opéré une dizaine de fois pour des drains qui ne fonctionnaient pas.Durant tout ce temps notre petit-fils dût commencer une réadaptation longue et difficile.Il commença à marcher lorsqu'il avait deux ans. Il coopérait bien avec les intervenants de physio,ergo et orthophonie. Nous étions tellement fiers de ses progrès! Lorsqu"il nous voyait, il se faisait un plaisir de nous faire la démonstration de ce qu'il était capable de faire.


Chaque petit pas était tellement important.Ma fille passait des heures à lui faire pratiquer ses exercices.J'admire son courage et sa détermination,car elle n'a jamais abandonné.

Mon petit-fils avait deux ans et demie lorsque nous avons appris que la tumeur était revenue et qu'il fallait opérer à nouveau.Allions-nous revivre ce cauchemar une deuxième fois? Pour l'amour de Nicolas,il fallait garder l"ESPOIR. Celà nous déchirait le coeur de le voir souffrir ainsi, surtout lorsqu'il s'approchait pour nous faire un gros cälin en me demandant: 'grand-maman, veux-tu me guérir?"

Nicolas fût opéré à nouveau.Il était impossible de retirer la tumeur au complet,car les séquelles seraient trop importantes. Dans les mois qui ont suivi, Nicolas commença des traitements de chimio: infections à répétition, hospitalisations fréquentes,transfusions etc...Durant un an et demi, Nicolas passa une bonne partie de son temps sur un lit d'hôpital. À plusieurs reprises, on s'est demandé si Nicolas pourrait poursuivre ses traitements¨ses organes vitaux étaient affectés.

Aujourd'hui, Nicolas a sept ans, il fréquente une école spécialisée, car il a gardé des séquelles de toutes ses chirurgies. Si je vous raconte tout celà,c'est pour envoyer le message à toutes ces mamans qui se dévouent auprès de leur enfant malade ou handicapé qu'il ne faut pas se décourager car ces enfants nous rendent au centuple tout l'amour que nous leur donnons. Quant aux gens qui interviennent auprès de nos enfants, comment les remercier pour tant de générosité. En ce qui concerne les préjugés et les méchancetés dont ces enfants sont parfois victimes, je me dis que c'est sûrement dû à une très grande ignorance, car lorsqu'on connait ces enfants il est facile de les aimer.

Je pense que c'est par l'amour et le regard que l'on porte à ces enfants qu'on pourra changer les mentalités.


grand-maman