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Vous m'avez,gentiment, accepté dans votre site, vous êtes celui qui se dévoue pour venir en aide à tous ceux que la vie semble terrasser, je dis "semble" car riche est celui ou celle qui accepte les souffrances qui lui sont envoyées ; ils peuvent, aidés par la foi, connaître la résilience.
Pour m'apprendre un peu, je vous fais parvenir deux poèmes que j'ai rédigés alors que mon pauvre coeur saignait.
Pour une de mes élèves touchée par la leucémie
Petite enfant fragile, petite enfant blessée,
Ton regard douloureux, perce mon coeur sensible,
Trop jeune pour souffrir, tu es pourtant la cible
Que s'est choisie la flèche, par la mort acérée
Un sourire timide éclaire ton visage
Cette faible lueur est un flambeau d'espoir
Petit oiseau craintif n'aie donc pas peur du soir
Je t'admire, je t'aime et j'ouvrirai ta cage
Tu as l'âge des joies, tu as l'âge des pleurs
Tu es tout à la fois.Il faut rester et vivre
Je veux t'aider à vaincre, à lutter, à sourire
A combattre à jamais cet ennemi rongeur.
Toi, qui donnes la vie, ne reprends pas ce don,
Pourquoi l'accables-tu ? Epargne son jeune âge,
Elle est trop jeune encore, pour un si long voyage,
Offre-lui tes matins, laisse-lui sa chanson.
Au creux de mon âme, sur le bord de mon coeur
Petite enfant fragile, écoute la chanson
Mille voix réunies chantent ta guérison,
Elles clament leur joie et fêtent ton bonheur
Sophie n'avait que 15 ans, aujourd'hui elle a 22 ans et elle est guérie.
Monyck
Mon unique frère est décédé subitement, je n'ai plus mes parents, il était mon confident, j'étais sa confidente. accablée par la peine j'ai écrit ce poème c'était pour moi une façon de m'exprimer et d'alléger mon coeur d'un si lourd chagrin.
Dernier adieu
Que de heurts ! Que de pleurs ! oh ! mais combien d'Amour !
Nos ans n'étaient pas lourds, que déjà nous passions
Des pleurs aux foux-rires, des larmes aux pardons.
Mais la tendresse aidant, nous en sortions sans rides.
Nos souvenirs d'enfance renaissent chaque jour
Déposant sur mes lèvres un sourire timide,
Mais tu as déserté, et ce que nul ne sait,
C'est que tu es parti emportant mes secrets.
Te fallait-il partir ? Fallait-il nous quitter ?
Tu as pour ce voyage, emporté avec toi
Et mon sang et ma chair et je ne suis plus moi;
Il me manque une part à ce nous fraternel
Qu'aucun autre jamais ne pourra remplacer.
Peine, larmes, regrets, plainte sempiternelle
Hélas ! n'ouvriront pas la porte du retour,
Je t'appelle sans cesse, tu me manques toujours;
S'il est vrai qu'une vie existe après la vie,
S'il est vrai qu'elle embaume :Amour, bonheur et joie,
Alors, pourquoi pleurer, je n'en ai pas le droit
Je me dois de puiser en ton aide précieuse
La force d'assumer, de vaincre le dépit,
De sourire à nouveau, de feindre d'être heureuse,
Vivant dans l'attente de cet instant suprême
Où Dieu dans sa bonté réuni ceux qui s'aiment.
à Toi de Moi
Monyck